En CONCLUSION et…en VRAC :
RÉFLEXIONS, SENTENCES, HUMEURS et PROPHÉTIES "FACILES"


Les trois grandes religions monothéistes - parce qu'elles s'appuient sur des mythes ., événements légendaires rapportés dans des textes sacrés aux interprétations variées voire opposées - ont inspiré, au cours de l'Histoire, l’amour mais aussi la haine, la justice mais aussi l'injustice, l’acte charitable mais aussi le crime, la paix mais aussi la guerre… De même que les chrétiens promoteurs de l'Inquisition, des croisades contre les musulmans, des guerres contre les protestants, des pogroms contre les Juifs, de l’esclavage des Noirs, ont trouvé dans l'Évangile des textes justifiant parfaitement leur action, de même que les musulmans ont trouvé dans le Coran et la Sunna entière justification des formes anciennes et modernes de l’ « islamisme », les Juifs ont trouvé dans la Torah et le Talmud, des idées portant au particularisme, au communautarisme, à la xénophobie et pour tout dire, au racisme. Une entreprise banalement criminelle en est résultée : Israël.
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Le caractère néfaste du sionisme réside essentiellement dans le fait qu'il est basé sur deux composantes maléfiques du judaïsme : le mythe de la Terre promise à un Peuple élu au nom de son Alliance avec Yahvé et l’élément racial concernant la transmission héréditaire de la judéité et l'endogamie institutionnelle. Il en résulte que l'idéologie sioniste ne peut pas ne pas être, par essence, nationaliste, dominatrice et oppressive.
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Si les intérêts financiers ou électoraux de certains représentants des Nations Unies ont joué un rôle primordial dans le vote à l'arraché de 1947 créant l'État d'Israël, et si ces intérêts interviennent toujours depuis et expliquent grandement la tolérance de ces Nations vis-à-vis des exactions d'Israël, deux autres éléments n'ont cessé de jouer un rôle primordial : la méconnaissance du potentiel raciste de l'idéologie sioniste, la déformation de l'opinion publique par une information pendant longtemps grossièrement déséquilibrée.
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Les sionistes ont entrepris depuis un siècle en terre de Palestine la construction d'un monumental et spectaculaire édifice, Israël, dont les arsenaux guerrier, juridique, linguistique, psychologique… sont impressionnants par leur puissance Mais, cet édifice est également exceptionnel par les oppositions entre ses bâtisseurs : les laïcs et les religieux. Construit sur une contradiction fondamentale - un État résolument théocratique dans ses fondements après capitulation des laïcs face aux religieux - ne se maintenant depuis sa création que par une fuite en avant dans la conquête de la terre de Palestine, cet État ne peut manquer, un jour, d’imploser. Israël : à coup sûr une nouvelle Tour de Babel !
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Le sionisme, cette idéologie que le judaïsme a engendrée, aura permis entre autres :
- l'extension du racisme anti-arabe chez les Juifs ;
- l’apparition du racisme anti-juif chez les Arabes et son aggravation en Occident ;
- l’exclusion de toute une population non-juive au nom d'une donnée de la mythologie hébraïque datant de trente siècles ;
- l’émergence de la violence physique, au sein du judaïsme qui jusque-là en était pratiquement indemne et son adjonction aux violences d’ordre moral à l’égard des non-Juifs ;
- l’abandon par le judaïsme de sa vocation spirituelle pour une entreprise territoriale étroitement nationaliste ;
- la transformation de frères et de fils de persécutés en persécuteurs ;
- l’irruption en Israël de pogroms dirigés non plus contre des Juifs (suivant la définition classique des dictionnaires) mais contre des non-Juifs ;
- l'existence d'un colonialisme et d'un apartheid spécifiques ;
- l'obtention - au lendemain de l'expérience raciste des nazis - d'un territoire où seules les personnes d'une certaine « race » sont appelées à être des citoyens à part entière ;
- la condamnation de chaque Juif du monde à vivre quotidiennement dans un profond malaise voire dans quelque enfer psychologique.
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Les entraves à la circulation des personnes, les multiples contrôles d’identité, les fouilles, les mises en détention, les couvre-feux, le morcellement et le grignotage des territoires peuplés de non-Juifs, l’espionnage sophistiqué, le démantèlement d'une société dans tous les domaines : économique, culturel, politique, sanitaire..., la fragmentation des familles palestiniennes, font de l'occupation israélienne une occupation sans doute moins sommairement et brutalement criminelle que l'occupation par les nazis, mais à coup sûr autrement plus savante, plus réfléchie, plus méthodique, plus efficace, plus diabolique. .
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Les blockhaus, les barbelés, les chevaux de frise, les barrières de contrôle, les miradors…(« Comment supporter l’idée d’un mirador juif ? » ) sont un spectacle quotidien pour les Palestiniens des « territoires occupés ». Ils ne sont pas sans rappeler aux Européens d'un certain âge qu'eux aussi ont eu droit à un spectacle semblable suscité par la « volonté de puissance » et l’esprit de domination.
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En Afrique du Sud, il y avait, pour les hommes indésirables, des « bantoustans » attribués par les maîtres d'alors, en Amérique du Nord il s'agissait de « réserves » bien délimitées où l’on parquait les Noirs, en Palestine il y a des « territoires » méthodiquement et savamment infiltrés, lacérés, comprimés par une sorte de vis sans fin, asphyxiés.
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Un peuple qui, en 1947, n'existait pas en tant que peuple différencié parmi les Arabes est né des violences de la colonisation israélienne comme est né un peuple algérien sous la colonisation française... Sur fond de domination sioniste, la guerre de 1973, l'Intifada 2000 avec toutes les actions de l'armée israélienne massacrant de jeunes Palestiniens auront été des moments particulièrement révélateurs de la naissance et de la prise de conscience de ce peuple, désormais tendon d'Achille de l'État d'Israël.
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Parce que le sionisme repose sur une discrimination fondamentale entre les Juifs et les Arabes et, d'une manière générale, entre les Juifs et les non-Juifs - selon une conception archaïque de la relation à autrui issue du judaïsme et établie sur le mode dominant-dominé - Israël ne sera jamais l'État de ses citoyens : les non-Juifs y seront toujours des non-semblables, des étrangers.
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L'Histoire de l'État d'Israël telle qu'elle a été écrite jusqu'à une date récente à partir de sources israéliennes (et telle qu'elle est connue de la plupart des individus dans le monde entier) l'a été plus par un nationalisme aveugle que par un souci de vérité. Il est clair que l'opinion publique en Occident n'a pas encore su distinguer clairement en Palestine les oppresseurs et les opprimés, les occupants et les occupés, les maîtres et les subordonnés et n'a pas pris la juste mesure de l'idéologie sioniste.
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Quand on voit le fanatisme et le nationalisme qui règnent en Israël dans certains partis ou mouvements, comment être surpris que les historiens israéliens actuels qui démystifient cette Histoire avec beaucoup de courage et de désintéressement soient traités dans leur pays de traîtres, d'antisémites, de révisionnistes, voire de nazis et, pour certains d'entre eux menacés de mort !
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Parler des « multiples exemples de discrimination en Israël » est dérisoire. La discrimination entre les Juifs et les non-Juifs n'est ni fréquente, ni importante : elle est une donnée constitutive de cet État d'inspiration sioniste.
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Le sionisme, qui s'est donné pour vocation première et légitime de protéger les Juifs, est fondamentalement lié aux notions de nationalité et de race alors que les Juifs ont été persécutés, et pour leur nationalité (en Union soviétique, leur carte d'identité portait la mention "juif") et pour leur race (en Allemagne et dans la France de Vichy l'hérédité déterminait le "juif") !
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Il est banal d’entendre, dans la bouche des commentateurs ou des hérauts de l’idéologie sioniste, qu’Israël est la seule démocratie “véritable” du Moyen-Orient…
Nous dirons plutôt qu’instituer et faire coexister côte à côte dans un pays, d’une part une démocratie quasi parfaite pour une certaine catégorie de population et d’autre part une ségrégation caractérisée et impitoyable pour une autre catégorie de population, représente l’imposture des impostures.
Nous dirons parallèlement qu’avoir cautionné et légitimé la domination définitive d’une certaine catégorie de population sur une autre catégorie en créant, en 1947, un État "juif" où, par définition, la démocratie véritable n’a pas d’avenir, est de la part de l’ONU, l’erreur des erreurs.
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Si les généreuses idées universalistes (contenues notamment dans certains écrits du judaïsme et du christianisme) ont pu, déviées ou poussées à l'extrême, devenir folles et engendrer le système communiste, les idées nationalistes, quant à elles, sont d'emblée potentiellement perverses : elles s'épanouissent presque immédiatement, ici dans le nazisme, ailleurs dans les fascismes, en Israël dans le sionisme... Elles ont un point commun : la violence institutionnelle.
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Toutes les armées du monde ont pratiqué la torture, mais peu d'Autorités d'État l'ont institutionnalisée. On peut néanmoins citer le Pape Innocent IV au XIIIe siècle, Israël au XXe.
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Le sionisme est sans doute l'unique exemple d'un mouvement d'inspiration initialement pacifique - la sécurité des Juifs - se transformant progressivement, par sa logique interne, en un mouvement de plus en plus agressif pour aboutir, comme le prévoyait Annah Arendt dès 1948, au pays le plus militariste et le plus militarisé du monde.
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Si la "Shoah" désigne une catastrophe subie par les Juifs européens pendant une dizaine d'années, massacre spécifique par ses motivations, son ampleur, ses méthodes et le niveau culturel de la société qui en fut responsable, il n'en reste pas moins que la "Naqba" est aussi une catastrophe spécifique pour les Arabes palestiniens : elle perdure depuis plus de cinquante ans et sa fin n'est pas prévisible.
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Le génocide juif que les sionistes ont exploité habilement, voire sans pudeur, pour promouvoir leur entreprise territoriale - en donnant mauvaise conscience aux Européens et notamment aux Allemands - ne justifiera jamais, comme l'a exprimé le philosophe israélien Yeshayahou Leibowitz, les souffrances que les sionistes ont imposées aux Arabes.
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Alors que ce sont des Juifs parmi les plus religieux qui se sont opposés à l'idéologie sioniste dès sa naissance et pendant la première moitié du XXe siècle au nom de la vocation spirituelle du judaïsme, ce sont les Juifs religieux, d'Israël et d'ailleurs, qui sont maintenant les plus acharnés à soutenir cette idéologie avec sa dimension territoriale, nationaliste et raciste et à témoigner de leur haine vis-à-vis des Juifs non-sionistes et des non-Juifs. Il n'y a pas lieu d'en être surpris... On sait que les écrits religieux, qui reposent sur des mythes, valent moins par leur contenu que par les interprétations qui en sont faites .
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L’agressivité sioniste en Palestine est d’autant plus inadmissible qu’elle ne s’applique pas, fait sans doute unique dans l’histoire, à des ennemis sur lesquels s’exerce quelque revanche ou quelque vengeance, ou qui inspirent de la jalousie, comportements que l’on sait assez banals chez les humains et qui peuvent avoir quelques circonstances atténuantes, mais à une « race » d’hommes, la « race » des non-Juifs.
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Si l'opposition à Israël - en tant qu'« État juif pour les Juifs » - est justifiée jusqu'à sa transformation radicale et l'avènement d'un État démocratique pour tous ceux qui y vivent, ce n'est pas parce que sa naissance est illégitime - il y a bien d'autres États dans ce cas - mais parce que sa structure - structure irréversible d’un État ségrégationniste - est illégitime.
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La sottise dont témoignent les manifestations de racisme anti-Juifs (agressions de personnes, détériorations de biens...), la comptabilité minutieuse et l'orchestration dont elles font l'objet de la part de diverses organisations juives, ne doivent pas occulter le fait que ce racisme anti-Juifs est second par rapport au racisme anti-"non-Juifs" suscité par la notion de race omniprésente dans le judaïsme depuis plus de deux millénaires. Dans les actes de racisme anti-Juifs (d’« antisémitisme ») perpétrés de par le monde à notre époque, le conflit entre les Juifs et les Palestiniens n’est qu’un élément conjoncturel contingent. L’hostilité anti-juive est au-delà d’un environnement culturel, d’un lieu ou d’un temps.
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En créant l'État d'Israël après le génocide nazi sous la pression d’un lobby juif, les Nations Unies ont eu une intention tout à fait louable mais illusoire : la sécurité des Juifs. Par une terrible ironie du sort, ce sont les Juifs d'Israël qui, depuis plus de cinquante ans, sont les seuls Juifs du monde, voués à la fois à vivre en permanence dans la tension, le doute, l’angoisse et l’insécurité, à subir la guerre, à porter des armes et à appliquer l'infernale loi du talion, à naviguer entre la peur et la rage et, pour nombre d’entre eux, dans la peur folle de l’anéantissement, à rêver d'exil. Quant à l'hostilité anti-Juifs, loin de disparaître comme le pensaient les promoteurs du sionisme politique (tels Léo Pinsker et Theodor Herzl), elle s'aggrave chaque jour par un processus de généralisation parfaitement abusif mais, hélas, terriblement humain. Et ne parlons pas du mal-être et de la honte, voire de la « dépression collective » qui gagnent lentement mais progressivement les Juifs des autres pays, Juifs de plus en plus lucides sur le crime contre l’humanité que représentent la Naqba et sa suite, crime initié en Palestine il y plus d’un demi-siècle par leurs ancêtres et entretenu depuis lors par une fraction notable des membres d’une communauté à laquelle ils se rattachent.
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La plupart des dirigeants israéliens depuis la création d'Israël ont été, soit des anciens terroristes (Ben Gourion, Yitzak Shamir...), soit des chefs de guerre impitoyables (Moshe Dayan, Rabin, Barak, Sharon...). Comment être surpris de la politique qu'ils ont poursuivie en étant au pouvoir !
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De tous les mythes religieux inventés par les hommes, celui du Peuple élu et d’une Terre promise est sans doute celui qui aura eu les conséquences les plus désastreuses. Les Juifs ont été persécutés pendant deux millénaires en grande partie au nom du Peuple élu, les non-Juifs de Palestine depuis près d’un siècle au nom de la Terre promise.
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Israël est assurément le seul pays au monde où une catégorie de citoyens, les Arabes israéliens, au nombre d'environ un million, est faite d'apatrides, sinon juridiquement mais de fait, sur la terre de leurs ancêtres. Leur statut économique, bien que supérieur à celui des autres Arabes, n'effacera jamais cette situation injuste, humiliante et que les sionistes veulent définitive.
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Ce n'est pas parce que les sionistes et leur protecteur américain ont obtenu en 1990 - après l'effondrement du bloc soviétique qui modifiait la répartition des votes aux Nations Unies - l'annulation de la résolution 3379 de 1975 de l'Assemblée générale des Nations Unies condamnant le sionisme comme « une forme de racisme et de discrimination sociale », que cette sentence a cessé d'être juste !
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Israël représentera toujours une greffe hétérogène appliquée sur le territoire de la Palestine. On connaît le devenir inexorable d'une telle opération chirurgicale : d'abord l'antagonisme permanent entre les deux parties (antagonisme difficilement contenu par une thérapeutique drastique) et, à terme, la mort du greffon ou la mort simultanée du receveur et du greffon.
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L'apartheid qui a régné pendant des siècles aux États-Unis et en Afrique du Sud disparaît progressivement : il n'était porté que par une idéologie sommaire n’entraînant pas d’épuration ethnique . L'apartheid qu'engendre le sionisme est d'une tout autre malignité : basé à la fois sur des données religieuses et des données raciales (ces dernières découlant elles-mêmes des premières), c'est une donnée constitutive de l'État d'Israël, raciste et ségrégationniste par nature.
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Les premiers sionistes, pour qui « ne plus être victime » était l'objectif essentiel, n'avaient manifestement pas prévu que leurs descendants en maniant le fusil envers des enfants lanceurs de pierres se comporteraient en bourreaux.
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Indépendamment
- de la légalité contestable qui a présidé à la création de l'État d'Israël ;
- de l'ignorance des représentants des Nations Unies quant au sionisme ;
- de la faiblesse de ces mêmes représentants face aux puissants groupes de pression sioniste ;
il faut considérer que cette création arbitraire d'un nouvel État par l'ONU (première création qui sera sans doute la dernière) a généré en un demi-siècle quatre guerres, des crimes sans nombre, des malheurs de toutes sortes, a attisé deux intégrismes, deux fanatismes et deux terrorismes opposés, a maintenu les Juifs israéliens en insécurité permanente, a entraîné l’expulsion-représailles des 800 000 Juifs des pays arabes et réduit une catégorie de personnes à être définitivement des personnes de seconde zone dans leur propre pays... Devant cette malheureuse expérience et ces tragédies en cascade qui, depuis plus de cinquante ans, font pleurer chaque jour les mères juives et palestiniennes, qui peut nier que la création d’Israël a été une erreur historique ! Et, quelle est la nation, qui ayant voté en 1947 pour la création d’un État juif, renouvellerait aujourd'hui son vote si elle en avait la possibilité !
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Si les guerres franco-allemandes, franco-anglaises, franco-espagnoles peuvent, à l'heure européenne, être qualifiées de guerres civiles, voire de guerres fratricides, il ne peut en être de même entre les Juifs israéliens et les Arabes palestiniens malgré leur communauté ethnique et linguistique : depuis deux millénaires - et plus particulièrement depuis l’expérience sioniste - l'association "Alliance divine-Loi du sang" avec son potentiel raciste spécifique a, dans les textes et dans les esprits, généré des « Juifs » et des « non-Juifs ». C'est dire, contrairement à ce que pensent certains auteurs, tel J.P. Faye , qu'il ne saurait y avoir, tout au moins pour les Juifs sionistes, de guerre plus « étrangère » que celle qu’ils mènent dans la Palestine historique.
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Qu'une personne ignorant tout du judaïsme, de ses écrits, de sa doctrine, de son histoire familiale… et ne suivant ni ses rites ni ses traditions, voire persuadée de la vanité du judaïsme (telle Simone Weil ) puisse s’identifier un jour ou être identifiée comme « juive » sur le seul critère héréditaire est une des tares fondamentales du judaïsme : le témoin irrécusable du racisme spécifique pouvant se développer, d’une part chez les Juifs, d’autre part chez les non-Juifs contaminés par la notion de « race » véhiculée par le judaïsme.
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Ce n'est pas parce que les colons juifs ont réalisé dans le pays conquis, une mise en valeur de l'agriculture, du commerce, de l'industrie, des sciences, ont créé des orchestres symphoniques et des universités dont certains Palestiniens d'Israël ont tiré profit, que ce succès justifie a posteriori la légitimité de la création d'Israël. Certains colonialismes des siècles passés ou nationalismes modernes - le nazisme allemand, le fascisme italien, le communisme russe ou chinois - n'ont-ils pas à leur actif, toujours au prix de l’oppression et du sang, des réalisations admirables !
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Autant, et peut être plus encore que les déportations, les spoliations et les crimes dont ils ont été victimes ce sont sans doute les humiliations subies chaque jour par les non-Juifs - non-Juifs israéliens comme ceux des « territoires occupés » - qui rendent toute réconciliation impossible dans un pays modelé par le sionisme, ce pays qui fut presque exclusivement le leur pendant plus de deux millénaires.
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Suivant la sinistre thématique du Blut und Boden (« le sang et le sol »), le nazisme, c'était la « race », au nom de laquelle ont été exterminées massivement les communautés juive et tzigane d’Europe. Dans cette idéologie, il y avait théoriquement des Aryens et des non-Aryens mais en pratique la notion de "race" restait fort vague. Le sionisme, c'est le « sang » plus le « sol », plus Yahvé : la notion, avec ses sources scripturaires, est autrement, plus précise et plus exclusive. Comment ce communautarisme spécifique du judaïsme qui, au nom de la race et de par la Loi, sépare en Israël les non-Juifs des Juifs, qui n’admet que la juxtaposition de deux communautés avec la domination institutionnelle de l’une d’entre elles, qui exclut toute assimilation, toute intégration de la communauté minoritaire par la communauté majoritaire, qui exclut toute cohabitation honnête, pourrait-il ne pas engendrer racisme chez les Juifs et racisme réactionnel chez les non-Juifs ?
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Martin Buber, sioniste de la première heure mais qui était partisan d’un État binational judéo-arabe en Palestine, en s’adressant en 1929 à un parterre de personnalités sionistes, quelques jours après le massacre de dizaines de Juifs par des Arabes à Hébron, pouvait leur dire : « En Palestine, nous n’avons pas vécu avec les Arabes mais à côté d’eux. La cohabitation de deux peuples sur une même terre devient fatalement, si elle ne se développe pas en direction d’un être-ensemble, opposition. Et il résumait ensuite sa pensée en quelques mots : « le "à côté de", s’il ne se transforme pas en un "avec", est inexorablement condamné à devenir un "contre" » . Le philosophe juif, lui non plus, n’a manifestement pas entrevu le potentiel raciste du judaïsme se retrouvant dans le sionisme mais, outre sa parfaite analyse de la situation d’avant la création de l’État d’Israël, il fait une remarquable prophétie : en 1994, dans cette même ville d’Hébron, triste inversion de l’Histoire, le Dr David Goldstein massacrait 29 musulmans en prière.
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Le sionisme est un peu au judaïsme ce que l'Inquisition, les croisades, les guerres de religion sont au catholicisme, ou le fondamentalisme musulman à l'islam : un enfant pervers, un malheureux avatar, une plaie vouée à la chronicité, une dégénérescence (suivant le mot de Tolstoï )… C’est dire aussi qu’avec le sionisme, d’autant plus qu’il est soutenu depuis un demi-siècle par la majorité des Juifs – les fondamentalistes chrétiens ou musulmans, eux, ne représentent qu’une petite minorité de personnes – la vision que le monde peut avoir du Judaïsme et des Juifs ne peut être que gravement et durablement altérée.
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Que des athées, comme Herzl, Ben Gourion, Golda Meir et comme tant de penseurs juifs d’hier et d’aujourd’hui, soient des pionniers ou des supporters d'un sionisme reposant sur l'Alliance, ce contrat avec un Dieu auquel ils ne croient pas mais qu’ils prennent pour allié à l’instar des nazis qui affichaient Gott mit uns, illustre parfaitement la dimension non religieuse mais culturelle des mythes. Par définition, tous les sionistes - croyants et non-croyants - sont tributaires de ce mythe ancestral.
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Que d'analyses savantes en perspective quand les Occidentaux (notamment les intellectuels) d'une génération future s'apercevront que l'aide financière, diplomatique, technologique, militaire, psychologique - bref, la collaboration apportée par leurs pères à Israël - relevait d'une erreur de jugement analogue à celle que tant d'individus instruits ont pu commettre, en Allemagne et dans les « territoires occupés » quant au nazisme et dans le monde entier quant au communisme !
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Suivant une interprétation très courante dans le judaïsme - interprétation qui relève manifestement de la pensée magique - les malheurs des Juifs représentent la rédemption de leurs propres péchés, les responsables des malheurs en question n'étant qu'un simple instrument dans les mains de Dieu. C'est ainsi que certains rabbins n'hésitent pas à considérer le massacre des Juifs par les nazis comme la conséquence de l'idolâtrie de leurs ancêtres juifs... ! Si la honte pour les crimes d'Israël perpétrés quotidiennement contre les Arabes hante déjà bien des Juifs, ne doutons pas, qu'un jour, quelques nouveaux malheurs soient considérés par certains d'entre eux comme la rédemption du péché d'idolâtrie spécifique des sionistes : l'État : moderne Moloch, la Terre : nouvelle idole !
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Les Arabes (sauf la petite minorité de Druzes, de chrétiens et de bédouins volontiers complices d'Israël par intérêt) n'ont pas le droit de servir dans l'armée d'Israël. Ce non-droit et cette discrimination basés sur la déloyauté potentielle des Arabes ont au moins quelque intérêt pour ces derniers ! Mais, comment un non-Juif israélien bien né, mais forcément dépourvu de vraie patrie, pourrait-il être loyal à Israël !
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L'assimilation de l'antisionisme à l'« antisémitisme » est volontiers, pour les gens bornés ou malhonnêtes, une arme de prédilection, voire une tactique d'intimidation. Cette attitude apparaîtra toujours lamentable et dérisoire à ceux qui savent notamment que, parmi les Juifs, les antisionistes résolus étaient largement majoritaires avant la création de l'État d'Israël, qu'ils sont nombreux dans l'Israël d'aujourd'hui, et ceci par référence à leur doctrine religieuse.
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Au XVIIIe siècle, en Amérique du Nord, le comportement des colonisateurs blancs vis-à-vis des populations autochtones était à la fois brutal, primitif et sommaire, deux siècles plus tard, celui des Israéliens envers les Palestiniens est devenu plus habile, plus savant et plus cynique. Les Blancs n'avaient que des fusils, les Israéliens ont le Verbe...
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À propos des Arabes contribuant par leur travail à élever les bâtiments des colonies israéliennes, voire les blockhaus dans les « territoires occupés » d'où les Israéliens tirent sur les jeunes palestiniens, comment ne pas penser aux Français, contraints, eux aussi pour subsister, à travailler pour les nazis dans les usines d'armement ou à élever le Mur de l'Atlantique ?
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Le mépris se trouve toujours au début du processus qui permet de néantiser un peuple… Comme l’écrit Taguieff , les métaphores « bestialisantes : « vermine », « rats », « virus », « bacilles », « coucous », « ténias » sont largement utilisées dans la littérature judéophobe...C’est Duhring le philosophe allemand qui invente au XIXe siècle la fatale métaphore de la bactérie pour qualifier le Juif, figure qui sera largement reprise par la suite notamment par Himmler pour qui les Juifs seront à éliminer à tout prix. Mais, les Palestiniens ne sont-ils pas pour Eytan (ex-chef d'état-major israélien) des "cafards", pour Menahem Beghin (ex-Premier ministre) des "bêtes féroces", pour le grand rabbin Yossef (responsable du parti religieux Shass) des "serpents", pour Ehoud Barak (ex-Premier ministre) des "crocodiles", des "vers de terre" (pour Yehiel Hazan député du Likoud …)?
Et ce mépris d’ordre raciste ne se traduit-il pas aussi, par exemple, par ces mises en scène macabres, organisées par des militaires israéliens, autour de cadavres palestiniens ?
Face à leurs juges, les criminels nazis qui ont eu à répondre de leurs actes furent généralement sans émotion. Ils avaient posé d’emblée que ceux qu’ils tuaient, les Juifs en particulier, n’étaient pas des humains… Mais ces jeunes gens palestiniens lanceurs de pierres lors des Intifadas ne sont-ils pas de nouveaux Indiens, quelque bande de "sous-hommes" aux yeux de ces soldats israéliens dociles qui, de concert, avec application et naturel, ajustent chacun une cible dans leur fusil à lunette ? « Ce n’est tout de même pas un crime d’éliminer des rats ! »
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Soutenir la juste cause du peuple palestinien opprimé, bafoué, humilié depuis près d'un siècle par les sionistes, abandonné par les Nations occidentales, trahi par certains pays arabes et non soutenu par les autres, ne doit pas occulter :
- les faiblesses de l'Autorité palestinienne qui, en acceptant de négocier avec les occupants dans la perspective de quelques avantages immédiats, est obligatoirement portée aux concessions successives (tels l’abandon, aux accords d'Oslo de 1993, des 4/5 de la Palestine historique, la collaboration en matière de police…etc) ainsi que ses méthodes arbitraires (dénoncées à diverses reprises par les organisations palestiniennes des droits de l’homme : al-Haq et la commission pour les droits civiques) ;
- le fait qu'au Proche-Orient, si Israël ne peut s'affirmer un pays démocratique (puisqu'il y aura toujours une population n'ayant qu'une "sous-existence"), tous les pays du voisinage ayant adopté l’islam comme religion d’État sont sous le joug du despotisme (alors que l’islam des origines se voulait une démocratie directe) et où les non-musulmans ont souvent un statut inférieur ;
- les attentats aveugles contre des civils ;
- le fondamentalisme islamique... Si la dé-sionisation (fruit elle-même d’une dé-judaïsation et d’une dé-racialisation de l’État d’Israël) est la condition primordiale de la paix dans une Palestine laïque et démocratique - comme l’avaient proposé l'Organisation socialiste israélienne (le Matzpen) en 1967 et les Palestiniens dans les années 70 - la non-islamisation est également nécessaire, sans parler de l'évolution de l'Islam lui permettant, après avoir réintégré une pensée philosophique, d'élargir son horizon intellectuel et de concevoir une société laïque.
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Penser - comme nombre d'écrivains, de philosophes, de journalistes, de politiques occidentaux, voire de Palestiniens - que "le processus de paix" sera achevé si un État palestinien voit le jour à côté de l'État juif relève d’un optimisme naïf, fruit d'une méconnaissance caractérisée et des sources du conflit et de son sens... Ce conflit ne peut s’éteindre qu’avec la neutralisation de l’idéologie qui le sous-tend.
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Sous l’apparence de l’impartialité, de l’équité, de la morale, de la sagesse, la plupart des commentateurs, journalistes, écrivains, philosophes, politiques d’aujourd’hui, voire des dirigeants de la Communauté internationale, établissent volontiers un parallélisme entre les fautes des Palestiniens et les fautes des Israéliens. et invitent chaque partie à faire preuve de bonne volonté en faisant un pas l’une vers l’autre… Comme si, sur les plateaux de la balance, il y avait symétrie entre un peuple asservi depuis des dizaines et des dizaines d’années, cassé au plus profond de lui-même, isolé et dépourvu de tout soutien moral autre que celui de quelques initiatives individuelles, un non-État en somme selon l’expression de Bertrand Badie , et un État doté de l’arme nucléaire, ayant l’appui actif des grandes puissances occidentales et bénéficiant, par delà ses frontières, d’une multitude de solidarités individuelles !
Comment interpréter cet état de choses a priori surprenant ?…
Parfois, on peut considérer qu’il s’agit d'une tactique habile pour occulter l’idéologie sioniste à la source du conflit, parfois d’une simple lâcheté devant les forts… Le plus souvent, il s'agit d'une ignorance caractérisée, d’une carence aveugle analogue à celle qui ferait disserter à perte de vue sur le Goulag en ignorant le communisme d’URSS ou sur Auschwitz en occultant le nazisme. De même que la méconnaissance prolongée de la composante raciale du judaïsme, la non-dénonciation dans les médias du XXe siècle du sionisme, ce moteur de la machine infernale israélienne, sera sans nul doute une surprise de taille pour les historiens du futur .
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Les données historiques les plus objectives ne suffisent jamais à comprendre certains événements. Lorsque l’historien et traducteur de la Bible et du Coran qu’est André Chouraqui, après quelques cinquante ans passés en Israël, peut écrire : « Historiquement, nous n’avons pratiquement que des bons souvenirs avec les arabes : la réconciliation sera plus facile ici qu’entre la France et l’Allemagne », nous en avons une démonstration magistrale… L’existence du potentiel raciste du judaïsme et l’hostilité réactionnelle des non-Juifs qui sont à la base du "problème-Palestine" n’ont manifestement pas effleuré la pensée de ce savant et honnête historien juif !
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Si le nazisme n’était porté que par une petite clique pensante de théoriciens allemands suivis par des exécutants, allemands ou non, dont un grand nombre étaient sommairement brutaux, le sionisme, quant à lui, est porté par une multitude de groupes appartenant à de nombreux pays mobilisant à la fois une énergie intellectuelle incomparable, une opiniâtreté impressionnante et une puissance financière considérable : sa nuisance est, de ce fait, bien plus complexe que celle du nazisme, plus complexes aussi les armes pour le neutraliser.
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Nombre d’associations, en France notamment, ont refusé de recevoir de l’Allemagne fédérale toute compensation financière pour les souffrances endurées par les déportés sous le régime nazi. Les sionistes n’ont pas eu ce sens de l’honneur : non seulement ils ont accepté les compensations proposées mais ils n'ont cessé depuis cinquante ans - notamment les sionistes américains et leurs toutes puissantes organisations - de harceler et de pressurer les Allemands pour en obtenir toujours plus d'aides destinées à Israël.
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Face à l'idéologie communiste et à ses crimes, l'aveuglement d'une partie notable de l'intelligentsia, intelligentsia française notamment, est bien connu. Mais que dire des propos d'Elie Wiesel (prix Nobel de la Paix) face à l'idéologie sioniste :
« Il y a un État, et il est différent de tous les autres. Il est juif, et pour cela il est plus humain que n'importe que n'importe quel autre » (Kanzas City, 1970) ;
« J'ai juré de ne jamais me taire lorsque des êtres humains sont persécutés ou humiliés » (en 1986 lors de son discours de réception du prix Nobel de la paix) ;
« Nous soutenons Israël, et nous remarquons que la violence lui a été imposée malgré lui par l'intransigeance du dirigeant de l'Autorité palestinienne » (lors de l'Intifada 2000) ;
« Jérusalem est le rêve de nos rêves, la lumière qui illumine nos moments les plus sombres. Sa légitimité réside dans sa souveraineté » .
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Tous les habitants de Palestine/Israël : juifs, musulmans, chrétiens et autres… ont droit de vivre en paix mais il faut bien voir qu'un État juif, comme pourrait l'être tout autre État à base théocratique ou/et raciste n'est pas compatible avec cette paix. Espérer la disparition (ou la destruction par des moyens pacifiques) de l'État d'Israël en tant qu'"État juif" appartenant exclusivement au peuple juif, sa métamorphose ou son remplacement par l’"État de ses citoyens", n'est qu'une espérance de démocrate. Remarquons ici qu’un État n’est ni une société, ni une nation, ni une ethnie, ni un territoire mais simplement une structure évolutive de direction disposant officiellement d’une force de contrainte.
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Arrêter des Palestiniens coupables ou suspects de terrorisme, les emprisonner puis les faire passer en jugement devant les magistrats d'un tribunal selon la pratique des pays civilisés serait particulièrement facile pour les Israéliens. Mais ces procédés demandent beaucoup de temps, beaucoup d'énergie et partant beaucoup d'argent. De plus une condamnation à mort est mal vue de nos jours... Face à la faiblesse et à la lâcheté traditionnelle des dirigeants occidentaux, les dirigeants israéliens, devenus des maîtres incontestables en matière de terrorisme, ont choisi, dans leur délire meurtrier et destructeur, une méthode plus astucieuse, plus rapide, plus économique, plus efficace, plus silencieuse et assurée de l'immunité : décider entre ministres, autour d'une table, en buvant un verre, d'éliminer simplement les adversaires avec une arme de guerre. L'événement n'est plus qu'un fait divers insignifiant : quelques lignes d'un journal, quelques secondes de lecture et l'oubli assuré !
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Les armes les plus redoutables des Israéliens ne sont pas les fusils, les chars, les avions ou les missiles... À côté de cet arsenal destiné à "faire saigner" les corps, il y a l'arsenal dialectique qui, avec une exceptionnelle habileté - et avec les complicités multiples trouvées en Occident – "pollue" le discours des médias, anesthésie les auditeurs, subjugue les politiques, dénonce les Juifs non solidaires d’Israël et appose un sceau d’infamie sur les opposants juifs et non-juifs.
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Les élites intellectuelles et politiques se sont largement déconsidérées et fourvoyées au XXe siècle : en Allemagne, elles ont largement contribué à l'épanouissement de l'idéologie nazie, en France, elles ont « gobé » avidement l'idéologie communiste et ne se sont guère manifestées dans la Résistance. Face au Verbe sioniste bien plus puissant que le Verbe hitlérien ou communiste qui ne secrétait qu'une propagande primaire, il ne faut pas être surpris si la plupart des élites d'aujourd'hui se trompent dans une parfaite bonne conscience ou si, attentistes et poltronnes, elles « restent dans leur coin ».
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Toutes les traditions religieuses, tous les peuples, à l'instar des individus, sont porteurs de quelque tare les incitant à développer des sentiments de supériorité dans un domaine ou dans un autre générateurs de violence et de domination. Le judaïsme… - et avec lui la grande majorité des penseurs juifs - en méconnaissant largement leur héritage propre assyrien et égyptien, en voyant dans la Bible l’alpha et l’oméga de la pensée humaine et la source de toute civilisation, en s'attribuant à la fois la découverte du « vrai dieu » et la parole de ce Dieu lui donnant en toute propriété un territoire déterminé de la planète-terre, en se donnant pour vocation spécifique celle de montrer aux hommes rien de moins que le chemin de la Vérité et de la Justice, a trouvé là une raison de domination, d'autant plus que ses mythes ont été légitimés par le christianisme et l’islam. Cette paranoïa d'origine sacrée spécifique du judaïsme, que nous avons vu, au cours de ces pages, s'exprimer dans de multiples textes anciens et modernes, est un des supports de l'idéologie sioniste.
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« Qui eût pu penser à la fin de la seconde guerre mondiale, qu'après les siècles d'humiliation et de déni, l'affaire Dreyfus, le ghetto de Varsovie, Auschwitz, les descendants et héritiers de cette terrible expérience feraient subir aux Palestiniens occupés humiliations et dénis ? Comment comprendre le passage du juif persécuté à l'Israélien persécuteur ? » (Edgar Morin – Libération du 11/09/97 et Bulletin du Centre International de Recherches et Études transdisciplinaires – n° 12, février 1998).
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Ce n'est pas parce que les sionistes israéliens et leurs complices occidentaux sont gravement coupables qu'il s'agit de minimiser les souffrances dont leurs ancêtres ont été massivement victimes dans le passé, et dont eux-mêmes sont victimes chaque jour dans l'État d'Israël. Il s'agit de comprendre les données religieuses et culturelles présentes dans le judaïsme et exaltées par le sionisme, conduisant aux antagonismes mortifères et les pérennisant.
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Se référant au comportement des Britanniques en Irlande, un personnage éminent du judaïsme a pu dire avec justesse à propos d’Israël : « Un pays qui en opprime un autre forge ses propres chaînes »… Il faut bien voir que si la situation des Palestiniens est particulièrement pénible, la situation des occupants israéliens voués par leur idéologie à la répression peut, quant à elle, être considérée comme "impossible". Dans leur très grande majorité les premiers conservent leur dignité d'hommes, les seconds, par leur activisme, leur complicité, leur passivité ou leur surdité aux souffrances de l’autre communauté, « y perdent leur âme » ou tout au moins « la paix de l’âme ».
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Qu'est-ce que l'État d'Israël ? Si on veut aller à l'essentiel, on peut dire qu'il s'agit d'une entreprise-ghetto tout à fait classique dans l’Histoire juive :
- par sa motivation : la protection vis-à-vis des non-Juifs vus comme potentiellement hostiles ;
- par son inspiration biblique (avec le mythe de l'Élection divine et de la Terre promise) et par la loi du sang véhiculant la notion de « race » ;
- par le type de société engendrée : une société-élite violente à l’égard des non-Juifs ;
- par l'hostilité réactionnelle, voire le racisme des non-Juifs contaminés par la notion de « race » apportée par leurs agresseurs.
Elle diffère des ghettos précédents avant tout par le fait qu'elle concerne toute une région, que sa violence - et morale et physique - a évolué dans sa forme et qu'elle a été créée avec l’appui d’une communauté de nations subjuguées par un lobby puissant et habile.
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Les nazis ont trouvé en certains Français (ou autres nationaux des pays occupés) des collaborateurs qu’ils ont jugés dignes, au-delà des différences natives, d’être totalement intégrés dans leurs rangs et d’être "élevés" à leur niveau ; les sionistes, quant à eux, ont des collaborateurs arabes et chrétiens qui, malgré tout leur "dévouement", ne seront jamais dignes de devenir Israéliens à part entière : dans un État juif, faute de sang juif, faute de bons gènes, ils ne seront jamais que des non-Juifs.
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Pour les barbares des temps anciens, les hommes des territoires envahis avaient valeur d'esclaves ; pour les colonisateurs des siècles passés les indigènes et le sol représentaient des richesses à exploiter ; pour les sionistes, à la fois colonisateurs et conquérants d’un genre nouveau la seule richesse est le sol : les indigènes non-Juifs, dont "ils n’ont pas l’usage", dont la seule présence les offense et qui empêchent leur plénitude de juifs sionistes de fonctionner, ne sont que valeur négative
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Ce qu’aucune colonisation n’avait jamais réalisé, le judaïsme sioniste l’a fait en 1947 : transformer d’un coup magistral par une législation appropriée des centaines de milliers d’habitants de Palestine en résidents étrangers dans leur pays natal. Seules, trois autres populations ont été victimes dans l’Histoire d’une telle législation raciste : les Noirs du Sud des États-Unis, les Noirs d’Afrique du Sud, les Juifs allemands (après les lois de Nuremberg en 1935).
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Si l’extermination massive des Juifs par les nazis tient une grande place dans les médias occidentaux, il convient de ne pas être dupes quant aux raisons sous-jacentes au phénomène. À côté de celles qui relèvent du devoir élémentaire de mémoire, il y a celles de la Shoah business et de L'Industrie de l'Holocauste :
- brandir la menace d'un retour du nazisme - alors que l'Histoire ne se répète pas ;
- disserter sans cesse sur le passé (où des Juifs furent victimes) pour occulter le présent (où des Juifs se font persécuteurs et asservisseurs) ;
- culpabiliser les Occidentaux - notamment les Allemands - pour en récolter le maximum de «dividendes ».
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Qu'il est pathétique et dramatique de voir nombre d'organisations juives utiliser une gigantesque énergie à base de soupçon permanent, énergie digne de quelque travail de Sisyphe, pour débusquer toute trace d’hostilité anti-Juifs chez les Occidentaux, pour en dresser le bilan minutieux, pour imaginer sans cesse de nouvelle « ripostes », alors qu'elles adhèrent, cultivent et transmettent cette notion de "race" inséparable du judaïsme et qui est à la base du racisme qu'elles pourchassent !
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Que des rabbins aient promu, il y a quelque deux millénaires, une loi de type racial avec marquage dans la chair était dans la logique du temps : l'esclavage, basé sur l'existence d'espèces humaines inégales, était alors tout à fait banal et devait le rester encore de nombreux siècles. Mais que cette loi, qui pollue le judaïsme et tout discours sur les Juifs, soit toujours en vigueur au XXIe siècle, l'est moins !
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Dénoncer les tares du judaïsme ayant permis l'avènement du sionisme ne doit, ni occulter les tares spécifiques de l'islam dont la doctrine engendre aussi un fondamentalisme violent et semble, jusqu’ici, rebelle à la démocratie et à la laïcité, ni occulter ce qui, dans ces traditions religieuses, a constitué des apports positifs.
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Quels que soient les ressentiments qu'un démocrate peut nourrir envers l'idéologie sioniste issue du judaïsme et envers sa réalisation israélienne, ils ne justifieront jamais le racisme antijuif (l'"antisémitisme"). L'opposition déterminée envers un affligeant rejeton du judaïsme et envers ses hérauts, si nombreux soient-ils à notre époque, doit savoir raison garder...
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Qu'on ne s'y trompe pas ! Le conflit du Moyen-Orient n'est pas un conflit entre Israéliens et Arabes, ou entre Juifs et musulmans (même si l'islam lui donne une coloration spécifique !). C'est un conflit entre des Juifs portés par une idéologie d'origine religieuse agressive et dominatrice et des non-Juifs.
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Soutenir et convaincre le monde que la non-existence d'un État palestinien relève de l'incompétence de l'Autorité palestinienne, de son inintelligence, de sa corruption ou de sa duplicité (par exemple, à propos des attentats) relève pour la diplomatie israélienne d'une propagande habile. Pour les journalistes et commentateurs il s'agit, ou bien d'une banale complicité avec cette diplomatie ou bien d'une méconnaissance caractérisée quant aux données du problème. Que cette Autorité soit la plus intelligente du monde, la plus cultivée, la plus généreuse, la plus intègre, la plus pacifique ne changerait rien de fondamental dans la perspective de la paix.
Penser, par ailleurs, que cette paix dépend de tels ou tels gouvernants israéliens ou de l’arrêt des attentats relève de la même erreur : l'occultation d'une idéologie dont les sionistes sont tributaires, idéologie qui les enferme, les dépasse et les conduit, dans l’impasse, toujours plus loin.
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Que la conquête de la Palestine puisse être considérée, par les Juifs sionistes et une fraction notable des chrétiens des États-Unis, comme une récupération, que les Palestiniens non-Juifs implantés depuis des générations soient vus en Palestine comme des usurpateurs, qu’une agression coloniale caractérisée depuis tant d’années puisse être considérée comme légitime défense, donne une idée de la puissance du mythe de la Terre promise associé au pouvoir du Verbe ; il permet aussi de mesurer la perversité du piège dans lequel l’ONU, en instituant un État juif pour les Juifs, en attribuant le pouvoir et la souveraineté à une communauté largement théocratique et en légitimant ses futurs comportements, est tombée malencontreusement en 1947, piège dont elle n’est pas encore sortie.
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Les initiateurs de l'idéologie sioniste avaient prévu qu'un État juif en Palestine :
- serait un État laïc et démocratique par neutralisation de la dimension religieuse ;
- ferait disparaître l’hostilité anti-juive avec la modernisation de l’existence juive ;
- assurerait définitivement la sécurité à tous les Juifs ;
- permettrait aux Arabes de jouir des bienfaits techniques et sociaux apportés par les Juifs, lesquels en retour seraient bien accueillis…
L'inanité de cette prévision fut largement prophétisée… L'espoir que nourrissent certains de voir s'instaurer la paix entre un État spécifiquement « juif » et les États voisins, relève de la même utopie.
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Entre la destruction des Juifs européens mise en œuvre par les nazis et la destruction de la société civile palestinienne entreprise méthodiquement par les Juifs sionistes - entre le génocide des Juifs et l’ethnocide des Palestiniens - les différences sont manifestement notables mais les ressemblances : la militarisation de la société, l’esprit de domination, le culte de la force, le nationalisme, l’imprégnation par la notion de "race" , l’élaboration d’une solution « finale » envers les ennemis …, ne le sont pas moins. Dans les deux cas on est en présence d’un « crime contre l’humanité ».
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Une minorité de Juifs - en Israël et ailleurs - trouve dans le Judaïsme les ressources intellectuelles propres à ne pas se laisser contaminer par l'idéologie sioniste responsable de l'impasse dramatique où Israël s'enfonce chaque jour un peu plus... Parce que le sionisme, bâti exclusivement sur des éléments pervers du judaïsme, a pollué profondément l'atmosphère de celui-ci, il n'est pas surprenant que les Juifs d'aujourd'hui, en oubliant le noyau vertueux et le legs émancipateur du judaïsme auquel leurs pères adhéraient en priorité, soient plus tributaires de cette idéologie que ceux d'avant 1947.
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Le christianisme et l’islam auront tué au nom de la Vérité, le communisme au nom du Paradis terrestre, le nazisme et le judaïsme au nom de la Race .
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Témoins d’une particulière application à en faire toujours plus et donc à en faire trop, trois mots : « antisémitisme », « Shoah », « Holocauste »… attribuent aux Juifs une absolue singularité dans le malheur. Monopolisés et exploités par un lobby juif paranoïaque, adoptés machinalement par les non-Juifs, leur utilisation consciente ou non - en distinguant les Juifs de tous les Autres - sera toujours profondément malheureuse.
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Comment vivre en sécurité et ne plus être victimes d'une hostilité perpétuelle ? Telle fut la question que se sont posée les Juifs initiateurs du sionisme au XIXe siècle. Leur réponse fut : un territoire juif pour les Juifs… À une question légitime a été apportée une réponse désespérément inadéquate. Ils n'ont pas compris - et avec eux leurs successeurs - que le racisme engendré par l'association mythe biblique-loi raciale inhérente au judaïsme est un élément-clef de l' « antisémitisme » en même temps qu’elle a poussé les Juifs, notamment les Juifs israéliens, complices d’une politique criminelle envers les Palestiniens, dans un piège potentiellement suicidaire.
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Il convient de remarquer que le terme de racisme doit s‘appliquer exclusivement à des personnes manifestant une forme d’hostilité systématique envers les représentants d’un certain groupe et non à la critique, aussi virulente soit-elle, de quelque système idéologique, religieux ou politique ! Que la critique du judaïsme ou du sionisme soit assimilée à du racisme antijuif n’est qu’indignité de la part d’un lobby aveugle et dominateur.
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Après quelques mois passés dans les camps de concentration nazis les déportés se disaient volontiers entre eux : « désormais, après ce qu’"ils" nous ont fait, "ils" ne peuvent pas en faire davantage ! » Ces malheureux se trompaient : ils n’avaient pas encore réalisé la logique interne de l’idéologie nazie contrainte à aller toujours plus loin. L’idéologie sionisme et ses servants aveugles, acculés à une politique d’agressions préventives à l’extérieur et de lois discriminatoires à l’intérieur, sont soumis à la même logique de fuite en avant. Du rêve de paix pour tous de la fin du XIXe siècle ne sont-ils pas, à l’aube du XXIe siècle - après les exactions et crimes progressivement croissants du XXe siècle - en voie de néantiser tout un peuple et capables, dans leur course à l’abîme, de déclencher le feu nucléaire ?
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Lorsque l’idéologie sioniste sera éteinte, les journalistes et historiens d’alors ne manqueront pas, en faisant le bilan de cette expérience, de soumettre des personnalités au jugement de l’histoire et de rechercher les sources théoriques du sionisme. Par delà les individus, ce sera à l’évidence le judaïsme qui sera mis en accusation, comme ce fut le cas pour le christianisme après ses désastreuses aventures. Leibowitz, en guise d’épigraphe à son livre Judaïsme et Israël, redoute que « la seule vertu qui reste (au judaïsme) soit celle du coup de poing juif », l'écrivain Haïm Herzog, dans sa nouvelle Le semeur, fait dire à son personnage Yundker : "le sionisme commence avec le naufrage du Judaïsme"… Ces auteurs juifs, comme celui qui, à propos du mouvement sioniste, parle d’ « euthanasie du judaïsme », n’auraient-ils pas vu juste ?
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De quelques mensonges fondateurs de l’État sioniste :
. faire croire que la Palestine de 1947 était « une terre sans peuple »
. faire croire que l’émigration des Palestiniens lors de la guerre de 1947-48 fut volontaire
. faire croire qu’il existe une nationalité israélienne
. faire croire qu’Israël est un État démocratique (« qui appartient aux citoyens ») alors qu’il s’agit d’un État juif (« qui appartient aux Juifs »).
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Par delà toutes les péripéties et tous les faits divers qui depuis plus d'un siècle émaillent quotidiennement le conflit du Moyen-Orient entre les Juifs et les non-Juifs, par delà toutes les motivations, les responsabilités, les tactiques, les « torts partagés », voire les initiatives généreuses des deux parties en présence, par delà toutes les réflexions, les débats, les controverses, les prises de position, les propositions, les « Feuilles de route », les « Plans de Genève » ou autres « plans de paix » des chancelleries, dont nous entretiennent commentateurs et politiques appelés perpétuellement à écrire articles et ouvrages ou à meubler des discussions, il faut bien voir qu'il ne s'agit là que d'éléments contingents et accessoires qui, par leur caractère prégnant et spectaculaire dans l’actualité, encombrent la route de la compréhension du problème.
Car, il n'y a que deux questions qui vaillent pour le présent et pour l’avenir : Quelle est l’origine du conflit ? Quelle est la condition de la paix ?
1 – L’origine du conflit ?
Deux dates, et deux seules, dominent le sujet :
. la première : 1897. Une idéologie, le sionisme, issue de la composante raciste du judaïsme, voit le jour en Europe et se développe en Occident…
. la seconde : 1947. À ce moment crucial où l’Histoire s’accélère, trois parties sont en présence, l’ONU, les Juifs sionistes et les Habitants non-Juifs de Palestine. Le problème reste simple : il y a deux agresseurs caractérisés et un agressé pur par spoliation de sa terre ancestrale.
2 – La condition de la paix ? La réponse est non moins simple : une Palestine démocratique allant de la Méditerranée au Jourdain, avec ses diverses composantes humaines.


Plusieurs auteurs Juifs et non-Juifs contemporains :
. constatent qu’il n’y a plus (depuis 1960) « d’histoire commune » entre les Juifs français et les non-Juifs français ;
. parlent d’ « éloignement », de « divergence lancinante », de « fracture »;
. constatent qu’il y a des Juifs « éprouvant un sentiment d’étrangeté parmi les Français » ou qu’il y en a d’autres « se définissant face aux Français » ;
. se demandent s’ils est encore possible aux Juifs « de vivre heureux » en France ;
. en appellent à une relance historique en invitant la République « à ne pas se replier sur ses nostalgies et ses blessures et à nouer un nouveau pacte avec les juifs en s’appuyant sur eux pour se retrouver et se dépasser » ! (sic)…
Quand ces auteurs s’apercevront-ils, après avoir acquis la liberté d’esprit d’exercer un esprit critique vis-à-vis du judaïsme, que la catégorie désignée dans le judaïsme par : « les Gentils », « les Étrangers », « les goyim », « les idolâtres », vaste catégorie de tous ceux qui, de par le monde, ne sont que des « non-Juifs », « les Autres », a été inventée, instruite, théorisée, transportée, inculquée, ancrée dans l’esprit de ses fidèles par le judaïsme depuis plus de deux millénaires ?
Quand s’apercevront-ils que c’est le judaïsme qui, en retour, contraint les non-Juifs à voir les Juifs comme « les Autres » ?
Quand s’apercevront-ils que c’est l’idéologie sioniste qui, depuis la création de l’État d’Israël, a repris, exalté et fait culminer cette dialectique perverse ?
Quand s’apercevront-ils qu’il est dérisoire de demander à la République française de s’amender en la matière ?
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Que les rédacteurs de la Bible fassent mention de la « race » et inventent, il y a deux millénaires et demi, les concepts de « race pure » ou de « race juste » à une époque où la notion d’unicité de l’espèce humaine n’avait pas germé dans les esprits, n’est pas en soi surprenant, même si l’insistance et le mépris dont ils font preuve envers les races étrangères faites d’individus incirconcis et de sang impur, atteignent un niveau sans doute inégalé depuis lors. Mais, quand on voit des personnalités éminentes du judaïsme contemporain, après le génocide nazi, parler de « race juive », de « sang juif », de « pureté de race » et apporter leur soutien actif à l’entreprise sioniste qui tue et opprime au nom de la « race », quand on sait par ailleurs que les propos en question n’ont suscité que d’exceptionnelles réserves de la part du monde juif, ce qui équivaut à une acceptation-approbation quasi unanime, comment ne pas être troublé par un archaïsme et un aveuglement aussi désastreux !
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Les antagonismes entre les hommes sont naturels... Avec la civilisation beaucoup de ces antagonismes banals s'atténuent ou disparaissent pour faire place dans l’idéal à la solidarité. Les antagonismes les plus irréductibles sont d’origine religieuse : ils s’appuient sur des éléments qui ne se discutent pas, des éléments sacrés sur lesquels la raison, cette valeur universelle qui, seule permet d’obtenir la paix entre les hommes, n’a pas de prise .
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La perversité foncière de la notion de race transportée par le judaïsme réside notamment dans le fait que, tel un germe hautement contagieux, elle a contaminé les mots banals tels que juif (utilisé depuis bientôt deux millénaires) et antisémitisme (utilisé depuis plus d’un siècle).
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Parce que la « lutte contre l’"antisémitisme" » repose sur un principe erroné - celui qui distingue le racisme envers une catégorie de personnes - cette lutte sera toujours la grande pourvoyeuse de ce qu’elle pourchasse : le racisme anti-Juifs.
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Il n’y a pas d’entreprise humaine, aussi désastreuse soit-elle, qui n’ait quelque côté positif… L’existence d’un État juif a un immense mérite : en permettant à une entité juive d’être en situation majoritaire et hégémonique dans un pays, elle montre d’une part l’inanité du rêve messianique encore présent chez les Juifs religieux et nombre de chrétiens réformés et d’autre part elle révèle le potentiel raciste que véhicule le judaïsme et qui jusque-là, pour des raisons diverses, passait inaperçu. Le judaïsme n’est pas que le sionisme mais c’est aussi le sionisme, d’autant plus qu’à l’époque moderne cette idéologie a le soutien inconditionnel de la majorité des Juifs et notamment de la quasi-totalité des religieux.
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« L’Histoire ne repasse pas les plats… » Il ne s’agit plus aujourd’hui de protéger les Juifs européens contre des agressions extérieures - comme il convenait de le faire dans les siècles passés contre celles suscitées notamment par le christianisme ou comme il conviendrait, selon le discours de nombre d’intellectuels et de politiques français qui voient le présent comme une répétition du passé, de le faire maintenant contre celles suscitées par l’islam – il s’agit d’inciter les Juifs à s’émanciper des éléments pervers du judaïsme, à scier les barreaux de la « prison juive » .
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L’individu nourrit volontiers, consciemment ou non, l’idée très « naturelle » que « l’étranger, c’est l’autre, le différent…». C’est une tare originelle des hommes que d’avoir hérité cet agent infectieux toujours prêt à perdre sa latence et à générer chez tel individu des sentiments ou des actes « racistes »… Mais quand cette idée est intégrée dans quelque système philosophique ou religieux c’est une fraction notable de l’humanité qui est menacée par une maladie éminemment contagieuse. Par son mythe fondateur du Peuple élu/Terre promise et par sa loi fondant la judéïté sur le sang, le judaïsme transporte un de ces systèmes.
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Travailler pour la cause de la paix entre les hommes n'est jamais facile, mais travailler à cette même cause dans l'ex-Palestine ne suppose rien de moins que s'opposer jusqu'à extinction à une idéologie structurée et fermée comme aucune autre ne l'a été dans l'Histoire, génératrice de forces incomparables et promotrice d'une tactique qui subjugue les diplomates des Nations et mine insidieusement les énergies d'opposition. C'est là sans nul doute une tâche qui, ne pouvant déboucher qu'à très lointaine échéance, est parmi les plus obscures et les plus ingrates qu'il soit possible de se donner.
Mais cette tâche… c’est aussi l’honneur de ceux qui, dans la Résistance, s’y adonnent avec persévérance.
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Trois dates-catastrophes pour l'humanité sont destinées à émerger du XXe siècle :
1917 : la Révolution russe et le triomphe du communisme,
1933 : l'avènement de Hitler et le triomphe du nazisme,
1947 : la création de l'État d'Israël par l'ONU et le triomphe du sionisme.
Il n'y avait pas de paix possible avec les deux premières idéologies, il n'y en a pas non plus avec la troisième…
Tandis que Sionisme et Islamisme, ces deux fondamentalismes, vont désormais s’affronter pour les malheurs du XXIe siècle …
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Tant que des hommes, en lecteurs dociles de la Bible (et des autres écrits fondamentaux du judaïsme), considéreront que l’humanité est faite de Juifs et de non-Juifs ou adhéreront au mythe hébreu de la "Terre promise/Peuple élu", ce fondement du sionisme ;
. tant que le judaïsme fondera l’identité juive sur la filiation et transmettra dans les esprits une notion de "race", ce véritable virus mental du racisme ;
. tant que le mot "juif" véhiculera cette même notion qui distingue et sépare fondamentalement les Juifs des Autres ;
. tant que le mot "antisémitisme" sera utilisé pour désigner le racisme envers la catégorie des Juifs ;
. en résumé, tant que le judaïsme subsistera, avec sa composante raciale spécifique,
…..
coulera une source profuse, celle qui alimente perpétuellement deux racismes en miroir : le racisme premier des Juifs envers les non-Juifs et le racisme réactionnel des non-Juifs envers les Juifs. La pérennité de l’un est la pérennité de l’autre ; l’un et l’autre sont consubstantiels au judaïsme.

Au Proche-Orient, où sévit l'idéologie sioniste, une paix durable ne peut être, ni le fruit d'un processus démocratique et pacifique au sein de l’État d’Israël, ni le résultat d’un traité de compromis entre les dirigeants des deux parties, comme cela est habituel entre ennemis « ordinaires ». Ici, elle ne peut résulter que d’un affrontement :
. si les Nations Unies, et notamment les Nations occidentales, reconnaissent leur erreur de 1947 d’avoir créé un "État juif", s’ils reviennent sur leur aveuglement et leur faiblesse traditionnels, s’ils usent à l’égard d’Israël des moyens de coercition dont ils disposent pour imposer le respect du droit international, s'ils œuvrent à l'extinction d’une idéologie fondamentalement raciste pour permettre l'avènement d'une société réunissant l'ensemble des diverses populations de la Palestine historique avec les réfugiés, si parallèlement les musulmans promeuvent la démocratie dans leur société et, magnanimes, n’utilisent pas les textes sacrés du Coran pour se venger des Juifs exploitant, eux, la Bible juive à leur encontre depuis un siècle… , cet affrontement peut certes être très long, mais il peut se limiter à la région concernée et être relativement pacifique.
. si tel n'est pas le cas, le conflit se terminera obligatoirement par un drame qui, compte tenu des armes de destruction massive et du potentiel pervers des mythes religieux bibliques et coraniques subjuguant la raison, risque d’être pour l'humanité – et notamment pour les communautés du Proche-Orient – plus terrible encore que ceux du passé.